Un monde confronté aux limites de son modèle de développement

thermometre-rougeLes modèles de développement et les modes de consommation et de production de nos sociétés, combinés à une croissance démographique soutenue, ont nourri des pressions croissantes sur l’environnement. Ils ont amené un dérèglement progressif du système climatique planétaire au travers des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) qui n’ont cessé d’augmenter ces dernières décennies. Les conséquences des changements climatiques se manifestent de plus en plus et se traduisent notamment par un réchauffement des températures, l’intensification des événements climatiques extrêmes (sécheresses, inondations, vagues de chaleur, etc.), la montée progressive du niveau des eaux ou encore l’acidification des océans. Les conséquences sur les sociétés humaines et sur l’environnement, déjà largement perceptibles, vont se renforcer, notamment dans les pays en développement qui restent souvent les plus exposés.

 


2015 … une année de défis et d’opportunités à ne pas manquer

Ces phénomènes globaux plaident en faveur d’une action internationale conjointe des Gouvernements qui doit, non seulement, viser la réduction des émissions de GES mais aussi permettre l’adaptabilité de nos sociétés aux conditions climatiques actuelles et futures. Il s’agit également de mettre en place une indispensable solidarité au regard des principes fondateurs du Développement Durable et de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), à savoir une responsabilité partagée mais différenciée.

L’année 2015 constitue une année clé de l’agenda international. De notre capacité collective à définir une nouvelle feuille de route dépendra ni plus ni moins notre future histoire collective. 3 grandes étapes rythment 2015 :

  • la conférence sur le financement du développement qui s’est déroulée à Addis-Abeba en juillet 2015 ;
  • le Sommet spécial de l’ONU sur le développement durable qui se tiendra à New York en septembre 2015 et qui doit permettre de faire le bilan des Objectifs du millénaire pour le développement, et de fixer une nouvelle feuille de route pour l’après 2015, avec l’adoption des objectifs du développement durable (ODD) ;
  • la 21ème Conférence des Parties (CdP21) qui devra aboutir à un nouvel accord international sur le climat, organisée à Paris en décembre 2015 sous couvert de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

 


Paris Climat 2015 – Une conférence pour un nouvel agenda climatique international

Cop21Les engagements pris à l’occasion de ces rencontres donneront un aperçu de l’ambition climatique internationale. La tâche n’est pas facile car ils sont confrontés à des enjeux politico-économiques majeurs, à des intérêts particuliers et parfois conflictuels de chaque nation et à des moyens technico-financiers souvent limités.

Le processus des Conférences des Parties, établi dans le cadre de la CCNUCC adoptée lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, constitue une réponse politique internationale au phénomène de lutte contre les changements climatiques, au travers de Conférences internationales (appelées « CdP » ou « COP ») organisées tous les ans depuis 1995. Après plus de 20 années de négociations, et suite à l’échec du protocole de Kyoto (mis en place en 1997), la CdP21 doit finalement aboutir à l’adoption d’un nouvel accord universel et juridiquement contraignant sur le climat. Cet accord doit permettre collectivement de limiter la hausse des températures moyennes à +2°C maximum comparé aux niveaux préindustriels, seuil au-delà duquel les effets du réchauffement global pourraient s’avérer catastrophiques et irréversibles.

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